samedi 2 avril 2011
PROJETS : Avancement du projet "KILVELUR 2008"
GENERAL : La Lettre d'Information du mois d'Avril 2011
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PROJETS : Avancement du microprojet "ARASUR 2010"
Avril 2010, nous lançions le projet "Arasur 2010" pour l'école d’Arasur située dans le district de Thiruvarur, taluk de Kudavasal, soit à 200 km au sud de Pondicherry, en Inde du Sud . Dans cette structure d'une trentaine d'élèves âgés de 3 à 8 ans, garçons et filles y suivent les cours de la 1ere à la 5e std dans le système scolaire indien, correspondant en France à une scolarité du primaire. Ce micro projet consistait en la recherche d'une structure transverse, privée ou publique, qui s’engagerait auprès de l’idep sur un plan moyen terme (3 ans) afin de pérenniser la dotation en cahiers et stylos pour toute une année scolaire, ainsi que le renouvellement annuel d’une tenue pour ces enfants issus d'un milieu très défavorisé. De même sur cette période, la structure partenaire s'engagerait à doter le site d’une position informatique pour les besoins propres de l’école. Quelques mois suivirent et, d'une étroite collaboration avec les équipes d’Orange Business Services basées en Inde, l'école a reçu le 2 premiers ordinateurs portables. Ces quelques images montrent l'appropriation par nos jeunes de l'outil informatique et Kaliani, institutrice de cette toute petite école mixte, est heureuse de nous montrer ses petits écoliers, déjà familiarisés avec ces nouvelles pratiques pédagogiques. Ce type de microprojet, à l’ambition modeste est une résultante des effets issus du projet emblématique Kilvelur 2008. Des actions comme celle-ci, hors du projet principal peuvent être à l’initiative de tout un chacun, dès lors que l’idep les a validées et en assure l’accompagnement. Pour rappel, il reste toujours à consolider l'aspect dotation de fournitures scolaires et le renouvellement des tenues.........alors amis de l’idep : aidez nous, aidons-les !
dimanche 20 mars 2011
CALEPIN DE VOYAGES : 3 anciens comptoirs sur 150 km (2 Français et un Danois, Kairikal,Tranquebar, Puduchery)
Sur cette côte Est c'est 3 anciens comptoirs qui rappellent la présence occidentale de plusieurs siècles. En venant de Kilvelur on passe d'abord par Karikal, ville enclavée dans le delta de la Cavéry, faisant partie du district du territoire de Pondicherry. Le nom de Karikal viendrait d’Aditya Karikalan, souverain Chola du IIe siècle. Mais on pense aussi que le nom vient du mélange entre “karai' et 'kal” qui ont plusieurs sens chacun. Le plus probable serait "fait avec du jus de citron". En 1739, après de brèves installations françaises et hollandaises, les Français y demeurent de façon durable, avec l’accord du râja de Tanjore. Ce fut la deuxième plus grande colonie française après Pondicherry. Cependant rien a voir avec la belle Pondy. Dans la direction du Nord, Tranquebar (Tharangambadi) est une petite ville sur la côte de Coromandel à quelques kilomètres seulement de Karikal, comptoir Français. Cette côte a toujours été très convoitée et fréquentée et Tranquebar ne fait donc pas exception : ce fut un comptoir de commerce appartenant aux Danois qui ont marqué de leur empreinte le lieu, notamment en y faisant des fortifications. Tharangambadi a d'abord été un petit village de pêcheurs et de commerçants jusqu'à l'arrivée des Danois en 1620 qui y firent construire le fort Dansborg qui abrite aujourd'hui un tout petit musée. La communauté se met en place au cours des 17e et 18e siècles avec la construction d'églises, l'émission de pièces de monnaie, la traduction et l'impression de la Bible en tamoul. Tranquebar redevient indienne en 1947 après être passée dans les mains des Britanniques au 19e. Une des caractéristiques de Tranquebar est l'architecture coloniale danoise. La ville paraît unique grâce à sa forme architecturale, résultat d'une synthèse entre danois et tamoul pour s'adapter au climat tropical. On y entre par une porte et la rue principale qui nous conduit au fort ne semble appartenir qu'a des congrégations religieuses. Sur la plage on y trouve aussi un petit Temple en bien mauvais état. Enfin on arrive au 3e comptoir, pondicherry, ancien comptoir français, baignée par les eaux du golfe du Bengale, qui fut développé par le gouverneur français François Martin. Les rues s’y coupent à angles droits, ce qui est rare en Inde excepté Jaipur, et portent encore leurs noms français. L'existence de la cité remonte très loin, aux temps védiques, où elle s'appelait Vedapuri et qu'y vivait le grand sage Agastya. En l'an 900, une université de sanskrit y avait pris une grande importance. D'une flânerie dans les rues de la "ville blanche", on retiendra le Musée où sont conservés meubles et objets de l'époque coloniale, le Lycée français, l'Ecole française d'Extrême Orient, l'Eglise Notre Dame des Anges, la statue de Jeanne d'Arc, l'atelier de broderie des religieuses de St Joseph de Cluny, le monument aux morts, le monument dédié à Gandhi, en bordure de la mer, et la statue de Dupleix. Cependant, nous ne saurons que vous rappeler combien il est agréable de flâner en fin de journée sur la promenade en bord de mer, ou et marchands ambulants y viennent également prendre le frais, même au milieu de 100e d'occidentaux.GENERAL : Rajkumar en concert avec l'idep à Gif sur Yvette le 26 mars (20h30)
RAJKUMAR, jeune flûtiste prodige indien, fils de K. RAJAMANICKAM, maître de danse et directeur d'une grande école de musique à Pondicherry. Il a suivi une solide formation de musique classique indienne au violon et au mridangam. A 13 ans il découvre la flûte et petit à petit se lance dans la composition. Agé de 20 ans, et vivant dans un pays en pleine mutation économique et culturelle, il est influencé par la musique dite "fusion", c'est-à-dire une musique indienne traditionnelle teintée de pop occidentale.Geoffrey CORMONT a souvent joué avec Stéphane THOMAS dans des formations qui vont du Big band au Quartet. Il évolue dans de nombreuses formations jazz dont, actuellement, GOUD.
Enfin la présence de John BOSWELL, un des meilleurs joueurs de tablas installés en France. Elève de Pandit Kishan Maharaj, il accompagne régulièrement les grands maîtres de la musique Hindustani de passage à Paris. Mais il sévit également sur la scène contemporaine avec, entre autres, la chorégraphe Carolyn Carlson, des musiciens des Percussions de Strasbourg et a composé des musiques de film de Costa Gavras, Gérard Oury, Michel Blanc…
samedi 19 mars 2011
CALEPIN DE VOYAGES : 2 jours à Chettinad
En complément à l'article suivant : http://indiandevelopmenteducationproject.blogspot.com/2011/02/calepin-de-voyages-2-semaines.html , bienvenue dans la région du Chettinad, en Inde du Sud. Si vous visitez la région de Karaikkudi vous passerez à Chettinad, village dans un petit coin assez étonnant où toutes les habitations sont d’anciens palais plus ou moins entretenus. Cette région est composée de quelque 75 villages, dont Karaikudi est la capitale, autrefois habitée par une prospère communauté de banquiers et hommes d’affaires qui ont quitté les lieux à la fin du19e et début du 20e siècle. Aujourd’hui ces villages sont un peu hors du temps, on se balade dans les rues désertes bordées de vieux palais dont certains en piteux états, à l’abandon pour la plupart. Certains sont occupés à l’occasion de mariages ou autres réunions de famille, d’autres ont été transformés en hôtels, ou servent pour des tournages de films d'où une seule façade de peinte souvent. Ne pas oublier de visiter le plus célèbre lieu de pèlerinage de Ganesh au Tamil Nadu, dans la ville de Tiruppattur : Pillayarpatti. arrêtez vous au fort de Tirumayam avec a son pied un magnifique Temple rupestre dédié à Vishnou et Shiva, puis toujours dans la région n'oubliez pas le Temple de Sittanavasal, creusé dans la roche. Il est tout petit et dispose de peintures faites de pigments naturels très bien conservés. Bénéficiant d'une acoustique incomparable, laissez vous aller à écouter le Ôm ! frisson garanti. Une région oubliée des touristes pressés qui passent par Tanjore, Trichy et Madurai et ne font jamais d'halte dans cette région.CALEPIN DE VOYAGES : 2 jours à la "petite bénarès" du sud, Rameshwaram
Rameshwaram est sur une île que l'on atteint par un superbe pont à péage (duquel la vue est magnifique) qui enjambe un bras de mer de plus de 2 kms de large (ainsi que la voie ferrée sur un deuxième en contrebas). Les hindous disent que tout pèlerin qui s'est rendu à Bénarès se doit, au moins une fois dans sa vie, d'aller également à Rameshvaram, et réciproquement. Rameshvaram est donc un important centre de pèlerinage. Les pèlerins qui traversent l'inde, ont pour habitude de ramener de l'eau du Gange et la déverser ici (et vice versa). Le temple de Ramanathaswami constitue l'un des très grands sanctuaires de l'Inde du sud. Dans un premier temps, les pèlerins accomplissent les rites d'ablution dans la mer voisine, ou une fois purifiés, y revêtent les vêtements qu'ils auront pour aller au Temple et y poursuivre leur purification, cela sur un parcours de 21 tirtham (puits alimentant des bassins) se trouvant dans l'enceinte du temple. Proche de la ville (3 km), au coucher du soleil, on peur aller sur la colline voisine où s'élève le petit temple Ghanda Madhana Parvatan. On y voit l'empreinte d'un pied du dieu Râma (l'un des avatars de Vishnu). Très belle vue sur les environs, et la brise de mer y très agréable. Dans cette ville très peu touristique, d’où notre intérêt d’y séjourner plusieurs jours il y règne une atmosphère de petit Bénarès du sud de l’inde, sans le crémations publiques ! Tout hindou souhaite venir y prier au moins une fois dans sa vie, parce que Rama y est allé se purifier du meurtre du démon Ravana qui lui avait volé sa femme Sita. A son retour de Ceylan, il érigea un lingam pour remercier Shiva. Dès l’apparition du soleil, shivaïtes et visnouites se rassemblent sur la plage pour toutes sortes de rituels et prières, puis se dirigent vers le temple de Ramanatha Swamy pour y effectuer une série d’ablutions. Ensuite nous vous conseignons d'aller à la découverte des environs de Rameswaram avec comme première destination, Dhanushkodi ou dit-on , la balade du bout du monde (22 km du centre, 18 km des côtes de Ceylan). La moitié du trajet ne peut se faire qu'à bord d'un camion car les 10 derniers kms sont une piste ensablée. Dhanushkodi n'est autre qu'une ville fantôme car celle-ci fut détruite par un cyclone en 1964 et les derniers vestiges par le Tsunami de 2004. Nous avons pu et cela avec grand plaisir y boire l'eau extraite des quelques puits d'eau douce creusés sur cette langue de sable. Les îlots ainsi formés jusqu'au Srilanka sont considérés par les hindous comme les vestiges du pont construit par Hanuman et son armée de singes pour permettre à Rama de traverser. Tout au long du trajet les paysages sont fantastiques : dunes, huttes en feuilles de palme, sable fin, aigles et mer bleu turquoise. Au retour vers Rameswaram, ne pas oublier de s'arrêter au Temple de Kothandarama où la baignade dans la mer toute proche y est considérée comme sacrée. Enfin, mêm s'adonner à la flanerie dans les rues de Rameswaram et la côte sauvage d’Olaikuda (après le village des pécheurs) est un pur bonheur. Nous ne pouvons qu'y revenir .........!
